...à cause d'une terrible explosion de fraises !

 

Rassurez-vous je n'ai pas consommé de substance illicite, chez moi c'est naturel - beaucoup de mes connaissances, si elles passent ici, pourront vous le confirmer. Non je n'ai pas fait la rencontre d'un grand chef cuistot extraterreste, et non ce n'est pas de l'espéranto. Vous ne rêvez pas, les mots "Boulgouritto" et "Boulgouroulet" n'existent pas du tout...enfin si, maintenant si et j'en dépose ardemment le copyright. Mais parlons de cette folle expérience chimique de l'incroyable et fantastique transformation du Boulgouritto en Boulgouroulet à partir d'une folle explosion fraisière...

Il y a des jours comme ça où l'on ferait mieux de ne pas se lever ... Il était 9h30 quand je me suis mise à préparer le repas, car je voulais que l'île flottante à la fraise arômatisée au Gers soit bien bien froide à midi. Je mets donc mes fraises.... hein quoi ? Des fraises en Octobre ? Mais c'est une hérésie !!! Est-ce donc des fraises qui auraient poussées en serre surchauffée et donc une aberration écologique ? Pas du tout. Il se trouve que cette été, mon papa a cultivé des fraises et qu'il m'en a tellement donné que j'ai pu en mettre au congélateur pour les disettes automnales et hivernales. Bref, je mets donc mes fraises décongelées dans le blender de mon cher Kayne Woud je mixe avec les ingrédients prévus, et là c'est le drame...mon blender s'ouvre par le bas et la crème de fraise dégouline de partout. Et quand je dis partout c'est partout : le mur, le lave-vaisselle sur lequel le robot est posé, le Kayne Woud maculé...Et là je me dis, si je ne nettoie pas maintenant, ça va devenir collant. Pour commencer, je perds un peu de temps à jurer, à râler, à exprimer ma colère par des noms d'oiseaux qui mériteraient d'être en voie de disparition. C'est parti pour la séance de nettoyage mais par quoi commencer ? Par le robot qui s'est paré d'un joli manteau rose, par le mur, par le sol, par le plan de travail ...AU SECOURS ... après avoir perdu quasiment plus d'une heure et demi parce que le robot n'arrêtait pas de recracher de la purée rose de partout, je suis venue à bout du plus gros du drame. J'ai laissé le robot de côté, pour mieux m'en occuper l'après-midi. Et je me suis dépêchée de préparer mon porc au caramel...

Et là ? Plus le temps pour le risotto aux champignons... enfin pour le "Boulgouritto aux champignons" puisque faute d'avoir du riz, j'avais du boulgour. J'ai donc opté pour un boulgour nature et puis c'est tout. Mais comme j'étais un peu énervée et peu concentré, j'ai fait cuire un peu trop de boulgour et comme nous n'étions que deux à table...

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J'avais donc un reste de boulgour. Ce qui tombait à pic, c'est qu'au frigo, j'avais des tomates, de la menthe fraiche et du citron. Et bien voilà, le soir on mangerait du taboulet de boulgour plus communément appelé par moi-même Boulgouroulet.

 

Et comment donc ai-je donc fait ? Le plus simplement du monde : un quart de jus de citron parce que je n'avais que 200 g de boulgour, une tomate en dés, quelques feuilles de menthe hachées grossièrement aux ciseaux et parce que les "Aubergines c'est tabou, on en viendra tous à bout", j'ai ajouté aussi des petits dés d'aubergines poêlés à l'huile d'olive, avec un cube de saveur, un peu de ras el hanout, et du basilic. Une fois refroidie, les voilà mélangés au reste de la préparation.

Le Boulgouroulet à l'aubergine est presque prêt : il ne lui manque que quelques heures de frigo pour être dégusté !

 

Bref, si je n'avais pas eu un accident de blender, je n'aurais pas fait de boulgour nature, mais un boulgouritto, et donc je n'aurais pas eu d'excédent de boulgour nature ... et donc c'est ainsi qu'un Boulgouritto s'est transformé en Boulgouroulet aux aubergines à cause d'une tragique explosion de fraises. C'est clair non ?

 

 

 

 

 

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